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Vous surveillez le ticket de caisse et la viande pèse lourd ? À Chambéry, un magasin de déstockage vend des hauts de cuisses de poulet à 2,75 € le kilo, là où un couple payait 4,65 €. Certains font 60 kilomètres pour en profiter. Voici le mécanisme, et ses contreparties.
En bref
- À Chambéry, Euromalin vend les hauts de cuisses de poulet à 2,75 € le kilo, les cuisses à 2,95 €.
- Un couple venu de 60 kilomètres a acheté 35 kilos de volaille et économise près de 2 € par kilo.
- Le magasin achète en direct aux abattoirs, par grosses palettes, et prévient ses clients par Facebook à chaque arrivage.
Le chiffre clé : 2,75 €, le prix du kilo de hauts de cuisses de poulet chez Euromalin à Chambéry.
Des hauts de cuisses à 2,75 € le kilo, contre 4,65 € ailleurs
Le prix qui attire, c'est celui des morceaux de poulet. Chez Euromalin, un magasin de déstockage alimentaire de Chambéry, en Savoie, les cuisses sont affichées à 2,95 € le kilo et les hauts de cuisses à 2,75 €. Le reportage compare ces tarifs à ceux de grandes surfaces et parle de prix jusqu'à deux fois moins élevés.
| Produit ou situation | Prix au kilo |
|---|---|
| Hauts de cuisses de poulet, Euromalin | 2,75 € |
| Cuisses de poulet, Euromalin | 2,95 € |
| Prix habituel d'un couple de clients, autre enseigne | 4,65 € |
Ce couple a parcouru 60 kilomètres pour acheter 35 kilos de volaille d'un coup. Habitués à payer 4,65 € le kilo ailleurs, ils gagnent près de 2 € sur chaque kilo. Le détail du panier n'est pas précisé.
Faites le calcul à la maison. Entre 4,65 € et 2,75 €, l'écart est de 1,90 € le kilo. Sur 35 kilos, cela donnerait autour de 66 € d'économie, à condition que tout le panier soit au prix des hauts de cuisses. C'est un ordre de grandeur calculé ici, pas un chiffre du reportage.
Pas d'intermédiaire et des palettes entières : voilà l'écart de prix
Comment le magasin tient-il ces tarifs ? Son responsable répond par les volumes et la réduction des intermédiaires. Plutôt que de multiplier les fournisseurs, il achète directement aux abattoirs. « On est en direct avec l'abattoir », explique-t-il dans le reportage.
Le jour du tournage, il montre l'exemple des filets de poulet. Le magasin a pris une palette entière de 800 kilos. Une commande de 100 ou 150 kilos seulement aurait donné un prix d'achat moins avantageux. Plus on commande, mieux on négocie, et c'est ce qui se retrouve en rayon.
Les arrivages se succèdent à un rythme soutenu. Ce jour-là, 1,4 tonne de volaille venue directement d'un abattoir de la Drôme devait être mise en rayon rapidement : blanquette de dinde, cuisses de poulet, hauts de cuisses.
L'organisation joue aussi. Le magasin compte quatre salariés polyvalents, qui assurent à la fois le nettoyage, la caisse et la mise en rayon.
Une page Facebook de 26 000 abonnés prévient de chaque arrivage
Le magasin ne mise pas d'abord sur les catalogues promotionnels classiques. Il passe par les réseaux sociaux. Sa page Facebook réunit environ 26 000 personnes, informées dès qu'une livraison intéressante arrive.
Le responsable résume le principe : « On fait une publication sur Facebook […] ça nous permet de prévenir les clients que le produit est arrivé ». Résultat : les clients se déplacent vite, et les grosses quantités achetées s'écoulent plus facilement.
Pour vous, la leçon est simple. Dans ce type de magasin, l'offre change selon les arrivages. Suivre la page de l'enseigne la plus proche vous évite un déplacement pour rien, surtout si vous faites beaucoup de kilomètres.
Origine variable et date proche : les contreparties à accepter
Le déstockage a ses particularités, et le reportage ne les cache pas. Les viandes ne viennent pas toutes du même pays. Une partie est d'origine française, mais d'autres arrivages viennent de Lituanie, de Bulgarie ou d'Espagne.
Les dates limites de consommation peuvent aussi être proches. Dans le reportage, certains poulets non emballés sont proposés environ une semaine avant leur date limite.
- Regardez l'origine indiquée avant de remplir le chariot, surtout si elle compte pour vous.
- Vérifiez la date limite et prévoyez ce que vous mangerez dans la semaine.
- Prévoyez de la place au congélateur si vous achetez en gros.
Pour les habitués, cette date proche n'est pas un obstacle. Ils ont une parade : ils congèlent vite.
Congeler dès le retour : la méthode des habitués
Beaucoup de clients congèlent rapidement la viande pour la consommer plus tard. Cela change la logique des courses : on n'achète plus pour la semaine, on constitue une réserve. Un client explique avoir pris cette habitude pour sa famille.
« Mes enfants, donc c'est bien d'avoir effectivement de quoi faire pour le mois »
Cette phrase est celle d'un client du magasin, enseignant et père de plusieurs enfants, dans le reportage de franceinfo.
En cuisine, un conseil de bon sens : portionnez avant de congeler, par repas. Vous sortirez juste ce qu'il faut pour une blanquette de dinde ou un plat de cuisses de poulet, sans décongeler un gros bloc. L'économie sur le prix au kilo ne vaut que si rien n'est jeté.
Vos questions
Quel est le prix du poulet chez Euromalin ?
Les hauts de cuisses sont à 2,75 € le kilo et les cuisses à 2,95 €. Le reportage compare ces prix à ceux de grandes surfaces et évoque des tarifs jusqu'à deux fois moins élevés.
D'où vient la viande vendue dans ce magasin de déstockage ?
Une partie est d'origine française, d'autres arrivages viennent de Lituanie, de Bulgarie ou d'Espagne. Le jour du reportage, 1,4 tonne de volaille arrivait directement d'un abattoir de la Drôme.
Peut-on acheter en gros et conserver cette viande ?
C'est ce que font les habitués, qui congèlent rapidement la viande pour la consommer plus tard. Certains poulets non emballés sont proposés environ une semaine avant leur date limite, donc mieux vaut congeler vite.
Sources : aufeminin.com.