Khao pad : la vraie recette thaï facile et authentique

Kanya Latour Par Kanya Latour
14 min

Le khao pad est un riz thaï sauté au wok, préparé avec du riz froid, de l’ail, de l’œuf et souvent du poulet, des crevettes ou des légumes. Son secret tient à un feu vif, un riz bien sec et un assaisonnement équilibré entre sauce de poisson, soja léger et citron vert.

À Bangkok, j’ai souvent attendu devant de petits stands où le wok chantait avant même que l’assiette arrive. En quelques minutes, le cuisinier transformait un simple bol de riz de la veille en khao pad brûlant, parfumé, presque fumé. C’est ce contraste que j’adore : un plat très simple, mais jamais banal. Depuis Lille, je le refais souvent pour retrouver ce goût de street food thaï authentique. Si vous confondez encore khao pad et pad thaï, ou si votre riz sauté devient mou, collant ou fade, vous êtes exactement au bon endroit.

En bref : les réponses rapides

Quel riz utiliser pour un vrai khao pad ? — Le plus adapté est le riz jasmin thaï, cuit puis refroidi plusieurs heures. Un riz trop humide donne un résultat collant et lourd.
Peut-on faire un khao pad sans wok ? — Oui, avec une grande poêle très chaude et peu d’ingrédients à la fois. Il faut surtout éviter de faire baisser la température de cuisson.
Pourquoi mon khao pad devient-il pâteux ? — La cause vient souvent d’un riz fraîchement cuit, d’un feu trop doux ou d’un excès de sauce. Le plat doit rester sec, brillant et bien séparé.
Quelle sauce donne le goût authentique du khao pad ? — La base la plus typique combine sauce de poisson et un peu de sauce soja claire. Le citron vert et le poivre blanc finissent l’équilibre.

Qu’est-ce que le khao pad thaï, exactement ?

Le khao pad est un riz thaï sauté au wok, préparé avec du riz cuit de la veille, souvent du riz jasmin, de l’ail, de l’œuf, une viande, des crevettes ou des légumes, puis assaisonné avec sauce de poisson, soja léger et parfois citron vert. En Thaïlande, ce grand classique du quotidien va vite, sent bon et se mange brûlant, presque toujours minute.

En thaï, khao signifie riz et pad, ou khao phat selon une autre translittération, veut dire sauté. Le khao pad thaï n’est donc pas un plat de fête, mais une base ultra populaire de la street food, de Bangkok à Phuket. On le commande selon l’envie : khao pad poulet, appelé aussi khao phat kai, khao pad crevette avec des koong, ou khao pad pak aux légumes, parfois relevé de basilic thaï. En France, on le confond souvent avec le pad thaï, pourtant ce n’est pas le même monde : ici, pas de nouilles de riz, pas de sauce tamarin dominante, mais un grain sec, net, parfumé, saisi à feu vif. À Bangkok, je revois encore ces stands où le wok claque, l’ail dore en quelques secondes, et la recette khao pad embaume la rue avant même d’arriver dans l’assiette.

Les ingrédients qui font un khao pad authentique

Les ingrédients qui font un khao pad authentique

Un bon khao pad tient à peu de choses : riz jasmin froid, ail, œuf, oignon ou ciboule, sauce de poisson, un filet de sauce soja claire, poivre blanc, puis concombre, citron vert et tomate à côté. Le secret n’est pas la quantité. C’est la texture du grain, sec, net, brillant, jamais pâteux.

Le cœur du plat, c’est le riz thaïlandais. Pour savoir comment faire du riz thaï pour un vrai riz sauté, cuisez-le la veille, puis laissez-le refroidir complètement. À Bangkok, on utilise souvent un reste de riz jasmin du matin : les grains se détachent mieux au wok. Riz trop frais, khao pad trop mou. Riz trop cuit, bouillie. L’ail donne la base, l’échalote apporte une rondeur douce, les oignons nouveaux ou la ciboulette thaï finissent avec une note verte. L’œuf enrobe les grains et fixe l’assaisonnement. Côté protéines, le classique khao pad kai se fait au poulet, le khao pad koong aux crevettes, mais le porc, le crabe ou le tofu marchent très bien. Pour les légumes, restez sobres : un peu d’oignon, quelques feuilles vertes, parfois des petits pois. À Lille, je vois souvent des poivrons et du maïs partout ; en rue thaïe, on va plus simple, plus vif.

L’équilibre vient du duo sauce de poisson et sauce soja claire. La première sale et donne l’umami marin. La seconde colore à peine et arrondit. Trop de soja, et le plat devient lourd, presque chinois. Le poivre blanc signe le parfum typique. En Thaïlande, on sert presque toujours le khao pad avec concombre, quartiers de citron vert, tomate et un petit bol de piment dans la sauce de poisson. Cette fraîcheur coupe le gras du wok. Pour un khao pad pak, même logique : peu d’ingrédients, mais justes.

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Hey 👋 L’incontournable KHAO PAD THAÏ 🤩 Une petite recette rapide, healthy et terriblement goûteuse ! Ses saveurs nous transportent en Asie et ça fait du bien au moral et aux papilles 🙃 Tu peux rajouter d’autres légumes si tu le souhaites. Bon appétit 😋#khaopad #rizthaicrevettes #rizsautéauxcrevettes #recettefacile#recetteasiatique #ideerecettesimple #ideerepas #cuisinedumonde #cuisineasiatique #foodtiktok

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Comment réussir la recette du khao pad sans le rendre collant

Pour réussir un khao pad recette vraiment thaï, prenez un riz thaï cuit la veille, un wok très chaud, peu d’ingrédients à la fois et un assaisonnement éclair. On saisit l’ail et la protéine, puis l’œuf, ensuite le riz. Le secret est simple : sécher, séparer, enrober les grains, sans jamais les écraser.

La base se joue avant le feu. Pour une vraie recette khao pad, le riz doit être froid, reposé, presque sec en surface. À la Bangkok Culinary School, on m’a appris qu’un riz fraîchement cuit relâche encore sa vapeur : dans le wok, il étuve au lieu de sauter. Si vous vous demandez comment faire du riz thailandais pour ce plat, rincez-le jusqu’à eau claire, cuisez-le juste, puis étalez-le pour qu’il refroidisse vite avant une nuit au frais. Le lendemain, défaites les blocs avec les doigts légèrement huilés. Pas de cuillère qui tasse. Pour le poulet, coupez petit, environ 1 cm, afin qu’il cuise en moins de deux minutes sans rendre trop d’eau. Pour des crevettes, gardez-les décortiquées, bien épongées, et saisissez-les très brièvement ; sinon, elles deviennent fermes et mouillent le riz.

Ensuite, tout va vite. Chauffez le wok ou une large poêle jusqu’à ce qu’une fine fumée apparaisse, puis versez peu d’huile, juste de quoi lustrer le métal. L’ail haché entre d’abord, dix secondes à peine : parfum, pas coloration brune. Ajoutez le poulet ou les crevettes, étalez, laissez accrocher légèrement, puis remuez. Cette micro-coloration donne le goût grillé que beaucoup cherchent sans savoir le nommer ; à Le Cordon Bleu Paris, on parlerait de réaction de Maillard, à Bangkok on dirait simplement que ça sent la rue. Poussez sur le côté, cassez l’œuf, brouillez-le encore baveux, puis incorporez le riz. Là, on soulève et on secoue. On ne presse jamais. Si le wok est trop plein, la chaleur chute et le riz thaï sauté au poulet devient lourd. Mieux vaut cuire en deux fournées qu’en une masse humide.

Les sauces arrivent tard et en petite quantité. Un trait de sauce soja claire, parfois un peu de sauce d’huître pour le poulet, une pincée de sucre, poivre blanc, puis on mélange immédiatement pour enrober les grains sans les détremper. En revanche, si vous versez tout au début, l’humidité pénètre le riz et casse la texture. Pour un riz thaï aux crevettes, j’aime finir avec cébette et coriandre hors du feu ; les herbes restent vives, presque mentholées. À Lille, quand je cuisine pour des amis sans wok, je prends une grande poêle en acier, je chauffe plus longtemps et je cuis en petites portions : le résultat reste net, avec un léger wok hei de fortune. Et si vous aimez les bords dorés, laissez le riz tranquille vingt secondes de plus : vous glissez alors vers un khao pad croustillant, délicieux avec un quartier de citron vert.

Étapes clés pour un khao pad réussi à la maison

Pour réussir un khao pad maison, partez d’un riz cuit puis totalement refroidi, idéalement de la veille, afin que les grains restent nets. Préparez tout avant d’allumer le feu, chauffez le wok très fort, saisissez la protéine, cuisez l’œuf brièvement, ajoutez le riz, assaisonnez vite, puis terminez avec ciboule, concombre et quartier de citron vert.

Le vrai secret, je l’ai appris sur un stand de Bangkok où le wok chantait sans pause : tout va vite, donc chaque ingrédient doit attendre à portée de main. Un riz encore tiède se brise et devient pâteux ; en revanche, un riz froid, un peu sec, absorbe mieux l’assaisonnement sans se tasser. Chauffez le wok jusqu’à légère fumée, ajoutez un peu d’huile, puis saisissez poulet, crevettes ou tofu sans remuer sans cesse, sinon vous les faites bouillir. Poussez sur le côté, cuisez l’œuf juste pris, pas brun. Ajoutez le riz et cassez les paquets avec la spatule, par conséquent les grains se nappent sans s’écraser. Assaisonnez sobrement avec sauce poisson, un trait de sauce soja claire et une pointe de sucre ; trop de sauce noie le goût. Finissez hors du feu avec spring onion, poivre blanc, concombre et citron vert. À Lille, c’est ce contraste frais-chaud qui bluffe toujours mes élèves.

Khao pad poulet, crevette ou légumes : quelle version choisir ?

Le khao pad poulet reste le plus doux et familial, avec une mâche tendre et un assaisonnement facile à équilibrer. Le khao pad crevette, aussi nommé khao pad koong ou khao pad khung, offre un relief iodé plus net. Le khao pad pak aux légumes est plus léger ; néanmoins, sans bon feu ni sauce juste, il peut sembler plat.

Si vous débutez, je conseille souvent le poulet. À Bangkok, c’est la version des cantines rapides, celle qui pardonne le mieux un wok domestique moins puissant. Le khao pad kai recipe demande peu de cuisson, environ 4 à 5 minutes une fois le riz saisi, et son coût reste doux à Lille. La chair absorbe bien la sauce soja claire, l’ail et le poivre blanc, sans dominer l’œuf ni le riz. Les crevettes, elles, cuisent encore plus vite, mais l’erreur se paie tout de suite : trente secondes de trop, et elles deviennent fermes. En revanche, dans une assiette qui rappelle Phuket, leur suc marin crée un fried rice plus vif, presque salin, très bon avec concombre et quartier de citron vert.

Le khao pad pak aux légumes demande davantage de précision. Courgette, carotte, chou chinois ou maïs jeune rendent de l’eau ; par conséquent, il faut les saisir fort et en petite quantité pour garder des grains secs. Le basilic n’est pas obligatoire ici : dans un khao pad classique, j’en mets seulement si les légumes sont très verts ou si je cherche une note anisée plus street food. Avec le poulet, il peut marcher, mais discrètement ; avec la crevette, je préfère souvent ciboule et ail frit. Pour servir, pensez simple : sauce poisson au piment, concombre, tomate, œuf frit si envie. Pour commencer, choisissez le poulet. C’est le plus stable, le plus lisible, et le plus fidèle à l’esprit thaï à la maison.

comment faire du riz thai

Pour faire du riz thaï, je conseille un riz jasmin. Rincez-le 2 à 3 fois jusqu’à ce que l’eau soit presque claire, puis cuisez-le avec environ 1 volume de riz pour 1,2 volume d’eau. Laissez reposer 10 minutes après cuisson. Pour un khao pad, il vaut mieux utiliser un riz cuit la veille, bien refroidi et légèrement sec.

comment faire du riz thailandais

Le riz thailandais se prépare idéalement avec du riz jasmin, parfumé et souple. Je le rince avant cuisson pour retirer l’excès d’amidon, puis je le cuis à couvert sans remuer. Une fois prêt, je l’aère à la fourchette et je le laisse refroidir. Cette méthode donne un grain net, parfait pour accompagner ou sauter au wok.

comment faire du riz thaï

Pour faire du riz thaï, choisissez un bon riz jasmin. Rincez-le, cuisez-le doucement avec peu d’eau, puis laissez-le reposer avant de l’égrainer. En cuisine thaïe, la texture compte autant que le goût. Si vous préparez un khao pad, utilisez de préférence un riz cuit à l’avance, car il se tient mieux à la poêle.

Comment faire du riz thaï pour un khao pad réussi ?

Pour un khao pad réussi, je cuis le riz thaï la veille. Il doit être tendre mais pas humide. Après cuisson, je l’étale pour qu’il refroidisse vite, puis je le garde au frais. Le lendemain, les grains sont plus fermes, se détachent bien et absorbent mieux les saveurs du wok sans devenir pâteux.

Comment faire du riz thailandais sans qu’il colle ?

Pour éviter que le riz thailandais colle, rincez-le soigneusement avant cuisson afin d’enlever l’amidon de surface. Respectez une quantité d’eau modérée et ne remuez pas pendant la cuisson. Ensuite, laissez-le reposer à couvert puis aérez-le. Pour un riz sauté comme le khao pad, un passage au réfrigérateur quelques heures aide beaucoup.

Comment faire du riz thaï avec la bonne texture pour le wok ?

La bonne texture pour le wok, c’est un riz cuit mais sec en surface, avec des grains bien séparés. Je recommande un riz jasmin cuit un peu à l’avance, refroidi puis réservé au frais. Avant de le sauter, défaites doucement les paquets avec les doigts. Ainsi, il chauffe vite et prend une belle saveur grillée.

Qu’est-ce que le khao pad ?

Le khao pad est le riz frit thaïlandais. C’est un plat simple, très populaire dans la street food, préparé avec du riz jasmin sauté au wok, de l’ail, de l’œuf, des légumes et souvent du poulet, des crevettes ou du porc. J’aime sa simplicité : tout repose sur un bon riz et un wok bien chaud.

Quelle est la différence entre le pad thaï et le khao pad ?

La différence principale, c’est la base du plat. Le pad thaï est fait avec des nouilles de riz sautées, souvent avec tamarin, cacahuètes et pousses de soja. Le khao pad, lui, est un riz frit thaïlandais, plus direct et plus sobre en assaisonnement. L’un est un plat de nouilles, l’autre un plat de riz sauté.

Le khao pad réussit quand tout reste net : un riz sec, un wok bien chaud, des gestes rapides et un assaisonnement mesuré. Inutile de compliquer la recette : en Thaïlande, sa force vient justement de sa simplicité et de son équilibre. Commencez par une version classique au poulet ou aux crevettes, puis ajustez selon vos goûts avec basilic, légumes ou piment. Une fois la bonne texture trouvée, vous verrez : ce riz thaï sauté devient vite un réflexe gourmand du quotidien.

Mis à jour le 07 mai 2026

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Kanya Latour
À propos de l'auteur

Kanya Latour

Cheffe thaïe expatriée à Lille, formée à la Bangkok Culinary School puis au Cordon Bleu Paris.
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